Le jeûne : pourquoi il apaise les émotions, et comment y venir en douceur
Notre manière de nous alimenter est étroitement liée à notre état émotionnel. Dans ce quatrième volet de sa série consacrée à l’intelligence émotionnelle, Florence Lacaze, docteur en naturopathie, praticienne en thérapies brèves et professeur de yoga à Genève, explique pourquoi : dans la tradition du yoga, le plexus solaire (manipura chakra), le pancréas et l’appareil digestif relèvent du même centre, celui qui régit la vie émotionnelle. Mettre l’appareil digestif au repos, c’est aussi apaiser ce centre.
Elle présente ensuite la méthode progressive qu’elle enseigne à ses élèves pour arriver, sans violence ni souffrance, à un jour de jeûne par semaine. La progression se fait par paliers de trois semaines, du jour végétalien au jour de jeûne, et chacun peut s’arrêter à l’étape qui lui convient.
Au programme de cette vidéo
- Rappel des trois premières vidéos de la série : le terrain émotionnel, l’impulsion émotionnelle, l’eau froide
- Plexus solaire, pancréas, appareil digestif : le lien entre alimentation et émotions
- Manger sans s’arrêter ou ne plus rien pouvoir avaler : les deux réactions face à une émotion forte
- Ce que notre relation à la nourriture révèle de notre état émotionnel
- Avant un jeûne long : la descente alimentaire d’une à trois semaines, le jour de jus avant et après, le nettoyage des intestins
- Premier palier : un jour végétalien par semaine, et où trouver les protéines végétales (légumineuses, algues, graines germées)
- Un jour cru et végétal par semaine, en restant mesuré sur les oléagineux : une dizaine de noix par jour au plus
- Un jour de fruits par semaine
- Un jour de jus par semaine : environ un demi-litre toutes les trois heures, à l’extracteur plutôt qu’à la centrifugeuse
- Un jour de jeûne à la tisane, et pourquoi elle recommande le maté : une cuillère à soupe pour un litre d’eau
- Le jeûne à l’eau : une eau de qualité, environ deux litres par jour selon les besoins de chacun
- Le jeûne sec : pourquoi elle demande un an de pratique du jeûne à l’eau avant de l’aborder
- Garder le même jour chaque semaine, et le présenter à son entourage comme une expérience
- S’arrêter au palier qui convient : chaque étape est déjà une détox
- Le jour de jeûne vécu comme un jour de liberté et de reconnexion, et non comme une privation
Ces conseils ne remplacent pas un avis médical. Le jeûne ne convient pas à tout le monde : demandez l’avis d’un professionnel de santé avant de commencer, en particulier pour le jeûne sec.

